Histoire 201

by simo

tristesse. Parce que tu as cru que je pourrais ne plus t’aimer pour ce que tu ressens. Pour qui tu es.

Et alors, elle a pleuré. Longtemps. Des sanglots profonds, mêlés de soulagement et de peur. Je l’ai prise dans mes bras, comme quand elle avait quatre ans et qu’un cauchemar la réveillait.

Nous avons parlé toute la nuit. De son amour pour Élodie. De ses doutes. De mes erreurs. Je lui ai promis une chose : désormais, elle n’aurait plus jamais à cacher qui elle est, ni ce qu’elle ressent.

Ce soir-là, quelque chose a changé. Elle n’était plus une enfant cachant ses secrets à sa mère. Elle était une jeune femme, digne d’être écoutée, soutenue, aimée. Et moi, je n’étais plus juste sa mère. J’étais la première à lui dire, enfin, en regardant son vrai visage :

— Je suis fière de

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