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J’ai senti un feu monter en moi, une colère chaude et immédiate. « Et alors ? Je suis adulte, non ? Je peux bien vivre ma vie comme je l’entends. »
Mais même en disant ça, je savais que c’était faux. Je savais qu’ils avaient raison.
Marc a pris la parole à son tour. « On veut t’aider. Pas te juger. Tu te renfermes. Et on sait que t’as vécu des choses dures, mais tu ne peux pas te noyer toute seule. »
Je n’ai rien dit. J’étais figée. Pas à cause de leurs mots, mais parce qu’au fond de moi, quelque chose venait de céder. Comme une digue qui lâche. Toutes
